Economie

Indicateurs économiques

- PIB : 2 200 milliards FCFA (3,3 milliards d’euros)
- PIB/hab : 325 000 FCFA (500 euros)
- Taux de croissance : + 4.8 %
- Prévision de croissance du PIB en 2004 : + 3.0 %
- Taux d’inflation : 1,9 %
- SMIC : 25 000 FCFA

- Encours de la dette publique/PIB : 59,8%
- Encours de la dette extérieure après allègement : 1 087,2 Milliards FCFA (57% PIB)(2002)
- Service de la dette extérieure : 33,6 Milliards FCFA
- Balance des paiements : + 41 Milliards FCFA
- Balance commerciale : - 175,1 Milliards FCFA
- Balance des services : - 21,4 Milliards FCFA
- Balance des transferts : 115 Milliards FCFA
- Balance courante : - 81,5 Milliards FCFA (dons compris)
- Exportations : 172,8 Milliards FCFA
- Importations : 347,9 Milliards FCFA

- Budget 2003 : 490.306 Millions FCFA
- Ressources Intérieures : 349 977 Millions FCFA
- Ressources extérieures : 140 329 Millions FCFA

- Part des secteurs d’activité/PIB : Primaire : 35,5 % ; secondaire : 14,5 % ; tertiaire : 50 %
- Principaux clients : Inde, France, Thaïlande, Indonésie
- Principaux fournisseurs : Chine, France, Grande-Bretagne, Italie

(Chiffres 2003 sauf mention contraire)

Eléments structurels sur l’économie

L’économie béninoise, dont le taux de croissance est stable depuis 1999 (autour de 5 %), repose essentiellement sur la production de coton et les échanges de biens. Le Bénin joue en effet un rôle de plaque tournante pour la desserte commerciale du Niger et surtout du Nigeria, ce qui lui a valu la qualification « d’Etat entrepôt ». On estime ainsi qu’environ la moitié des importations béninoises sont ré-exportées, souvent de façon informelle, vers le Nigéria.
Le poids du secteur tertiaire est donc prépondérant, notamment par le biais de l’activité du Port Autonome de Cotonou, alors que le secteur secondaire (textile et production d’oléagineux, de bières, d’eau et d’électricité) représente une part congrue du PIB. Quant au secteur primaire, en dépit d’une production vivrière en progression (arachide, igname, maïs et manioc pour les plus importantes), il est dominé par la production de coton, véritable moteur de l’économie béninoise : la filière cotonnière contribue à raison de 13 % au PIB du pays et représente environ 80 % de ses exportations (le second secteur d’exportation étant la production de crevettes dont 99 % est vendue à l’étranger). Cette situation de monoculture explique le rôle moteur qu’a joué le Bénin, au sommet de l’OMC à Cancun, pour la défense du coton africain. Le déficit de la balance commerciale est structurellement très important (10% du PIB), mais les transferts publics et privés reçus de l’extérieur et le solde des réexportations le contrebalancent, au regard du solde global.

Relations avec la communauté financière internationale

Dans le cadre de l’initiative pour les pays pauvres très endettés (IPPTE), le FMI a décidé, en 2000, un allégement de 460 millions USD de la dette extérieure du Bénin et a ouvert une ligne de crédit de 9 millions USD au titre d’un programme triennal de réduction de la pauvreté et de croissance d’un montant de 35,7 M USD.
Adopté par la Banque Mondiale et le FMI, le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), a été approuvé par le conseil des ministres en 2002, puis par les institutions de Bretton Woods en 2003. Le Bénin a atteint en mars 2003 le « point d’achèvement » de l’IPPTE (Initiative pour les pays pauvres très endettés) et a donc pu bénéficier d’une annulation intégrale de sa dette due à la France (EUR 40 millions). Le Bénin est passé au Club de Paris en avril 2003 et la totalité de sa dette vis-à-vis de ce dernier (USD 60 millions) a également été annulée. Le Bénin bénéficie par ailleurs d’une enveloppe de 274 millions EUR au titre du 9ème Fonds Européen de Développement. Enfin, le Bénin poursuit depuis 1998 les programmes d’ajustement structurels impulsés par le FMI qui doivent mener à la libéralisation progressive des secteurs clés de l’économie béninoise.

Dernière modification : 08/12/2004

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