Histoire

La période pré-coloniale

- vers 1610 : fondation du royaume d’Abomey. Ouegbadja, petit fils du fondateur, construit un Etat structuré et hiérarchisé. Il construit son palais sur la sépulture d’un adversaire appelé Dan, d’où le nom de Dan Homé, "sur le ventre de Dan".

- 1747 : le royaume du Dahomey s’empare de Ouidah, haut lieu de la Côte des Esclaves, que se disputent les Anglais, les Portugais, les Français et les Hollandais, et où tous construisent des forts (la compagnie française des Indes occidentales y a installé en 1670 un comptoir pour la traite).

- 1752 : les Portugais pratiquent le commerce du "bois d’ébène" à Adjatché qu’ils dénomment Porto-Novo.

- XVIIIème siècle : multiplication des guerres entre le royaume du Dahomey et le royaume Yorouba d’Oyo. Les Fon sont réduits à payer à celui-ci un tribut jusqu’au début du XIXème siècle, tout en obtenant le monopole du trafic des esclaves.

- de 1818 à 1858 : durant son règne de quarante années, le roi Ghezo arrache le Dahomey au joug d’Oyo mais sa volonté expansioniste se heurte à la résistance d’Abeokuta. Il réforme l’administration et fonde la richesse du pays, après l’abolition de l’esclavage, sur l’agriculture.

La colonisation française (1851-1960)

- 1851 : signature par le roi Ghezo d’un traité de commerce et d’amitié avec la France. Le roi Glélé (1858-1889) cède aux Français le territoire de Cotonou, où ceux-ci installent de grandes maisons de commerce.

- 1885 : envoi d’une garnison française à Cotonou.

- novembre 1892 : le fils de Glélé, Behanzin, qui était déterminé à ne pas laisser se développer l’influence française, ne peut tenir tête au corps expéditionnaire français. Fort de 3000 hommes, celui-ci pénètre à Abomey.

- 1897 et 1898 : des accords franco-allemands puis franco-anglais délimitent le tracé des frontières.

- 1900 : déposition du roi Agoli-Agbo, que les Français avaient placé sur le trône d’Abomey. La colonie évolue du statut de protectorat vers une intégration, en 1904, à l’Afrique occidentale française, qui signifie une mise sous administration directe.

- jusqu’en 1947 : on compte 26 gouverneurs entre les débuts de la colonisation et 1947, ce qui traduit le caractère turbulent du sud de la colonie, prompt à dénoncer les erreurs et abus de l’administration coloniale.

L’instabilité post-coloniale (1960 -1972)

- 1er août 1960 : indépendance du Dahomey. Hubert Maga, homme du Nord, est Président de la République.

- octobre 1963 : face aux troubles provoqués par les revendications salariales des employés de l’administration et d’autres catégories de travailleurs, le Président Maga fait appel à l’armée, laquelle saisit cette occasion pour l’écarter au profit d’un gouvernement de gauche.

- 1965 : construction sur financement français du port en eau profonde de Cotonou.

- entre 1963 et 1972 : le Bénin compte cinq coups d’Etat militaires et six régimes (y compris le dernier en date, celui de Mathieu Kérékou), instabilité qui résulte du caractère hétérogène des populations dahoméennes et du retour dans leur pays, lors de l’indépendance de l’AOF et de l’AEF, de plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires enclins à une opposition systématique.

- 1er mai 1969 : les Dahoméens remettent la destinée du pays au triumvirat des chefs d’Etat historiques, Sourou Migan Apithy, Justin Ahomadegbé, Hubert Maga, qui s’appuient sur leurs fiefs respectifs, Porto-Novo, Abomey, Parakou (chacun d’eux est supposé exercer pour deux ans et à tour de rôle le pouvoir présidentiel).

Le régime de Parti unique (1972 -1990)

- 26 octobre 1972 : le commandant Kérékou lance ses blindés à l’assaut du palais présidentiel. Le gouvernement militaire révolutionnaire (GMR) est dirigé par une nouvelle génération de jeunes officiers. M. Kérékou est désigné comme chef de l’Etat par les putschistes. Son programme est bien accueilli par la population. Il s’agit, dans le domaine politique, de rétablir l’unité nationale et de mettre fin à l’instabilité. En économie, il consiste à rompre les liens néo-coloniaux par des nationalisations et la création d’entreprises d’Etat (on en dénombre plus de 100 dans les années 80).

- 30 novembre 1974 : le marxisme-léninisme devient l’idéologie officielle de l’Etat béninois, marquant une radicalisation du régime.

- 1975 : création du Parti de la Révolution Populaire du Bénin (PRPB). Simultanément le pays prend le nom de Bénin, l’appellation de Dahomey étant répudiée pour son origine coloniale. En outre elle ne satisfaisait pas les populations du nord et du sud-est, les limites de l’ancien royaume Fon n’englobant qu’une partie du territoire.

Le régime se radicalise en suivant résolument la voie chinoise. Trois complots jalonnent l’année 75, dont deux imputés à l’ancien Président Zinsou, exilé en France. Le 20 juin, le ministre de l’Intérieur du gouvernement militaire révolutionnaire, le capitaine Michel Aïkpé, est exécuté dans des circonstances restées obscures.

- 26 août 1977 : une nouvelle constitution donne un caractère civil et légal au régime et institutionnalise le marxisme-léninisme. Le texte affirme que "le parti dirige l’Etat".

- 16 janvier 1977 : coup de main manqué de mercenaires africains et européens débarqués à l’aéroport de Cotonou. Les conclusions de la commission d’enquête de l’ONU mettent en cause la responsabilité de plusieurs Etats africains modérés.

- décennie 1980 : montée de la crise financière du fait des recrutements massifs dans la fonction publique et le secteur para-étatique. Développement parallèle d’une crise économique en raison de l’échec des grands projets lancés par l’Etat et de la récession nigériane, due elle-même à la baisse du cours du baril.

- 1985 : mouvements sociaux dans lesquels les syndicats jouent un rôle moteur. Difficultés de plus en plus grandes de l’Etat à honorer les fins de mois des fonctionnaires. Pour la première fois, l’Assemblée Nationale Populaire se prononce contre une décision du Président Kérékou : celui-ci souhaitait supprimer la garantie accordée aux diplômés d’obtenir un emploi public.

- janvier 1989 : agitation sociale exigeant le départ du Président Kérékou. Le mouvement étudiant est à la pointe de cette agitation, ainsi que le PCB ( parti communiste ) qui se situe à gauche du pouvoir en place, réclamant une "véritable politique révolutionnaire".

- 16 juin 1989 : la situation financière de l’Etat béninois le contraint à signer un accord avec le FMI et la Banque mondiale, permettant le réechelonnement de la dette. Le déficit cumulé des trois banques d’Etat est évalué fin 1989 à 110mds Fcfa.

- 7 décembre 1989 : annonce par le Président Kérékou du démantèlement du parti unique marxiste-léniniste.

La démocratisation (1990-1991)

- du 19 au 28 février 1990 : "conférence nationale des forces vives de la nation" (CNFVN) présidée par Mgr de SOUZA, à laquelle prennent part 500 délégués représentant les différentes sensibilités politiques et corporations du pays. De cette conférence naissent d’une part le "Haut Conseil de la République" , organe législatif de suivi et de contrôle, et d’autre part un gouvernement de transition dirigé par Nicéphore Soglo. Ces deux institutions cohabitent avec M. Kérékou jusqu’aux élections présidentielles.

- du 19 au 21 juin 1990 : XVIème conférence des chefs d’Etat de France et d’Afrique à La Baule.

- 10 décembre 1990 : adoption par référendum de la nouvelle constitution du Bénin (93,2% de "oui").

- 17 février 1991 : premières élections législatives libres et transparentes. 14 listes regroupant 22 partis se présentent aux suffrages de 2 100 000 électeurs pour pourvoir aux 64 sièges de l’Assemblée nationale. Une coalition de 4 partis soutenant le Premier ministre Soglo arrive en tête avec 17 élus. Le parti de M. Tévoédjré, Notre Cause Commune, obtient 7 sièges.

La présidence de Nicéphore Soglo (1991 - 1996)

- 10 et 24 mars 1991 : élections présidentielles remportées par Nicéphore Soglo avec 63% des voix ( au premier tour, M. Soglo avait obtenu 36,2% et M. Kérékou 27,2% des voix, M. Tévoédjré étant troisième avec 14,3% des suffrages ). Le clivage nord-sud est déterminant, M. Soglo obtenant 80% des suffrages dans la partie méridionale du pays.

- 30 avril 1991 : adoption à l’unanimité par le HCR d’une loi accordant à M. Kérékou "une immunité personnellle pour tous les actes qu’il a accomplis du 26 octobre 1972 au 1er avril 1991".

- janvier 1993 : les Etats généraux de l’administration territoriale lancent le projet d’accroître le nombre des départements en divisant en deux chacun de ceux qui existent (12 au lieu de 6).

- janvier 1994 : dévaluation du Franc CFA de 50%.

- 1994 : de mai à octobre, trois interventions de la Cour constitutionnelle marquent l’instauration d’un mode juridique de "règlements des conflits" entre institutions politiques.

a) la Cour constitutionnelle désavoue le Président Soglo qui souhaitait remplacer le Président de la Cour Suprême, M. Houndéton. Tout en la regrettant, le chef de l’Etat admet la légitimité de cette décision.

b) s’appuyant sur la charte africaine des droits de l’homme, la Cour constitutionnelle donne raison à l’Assemblée nationale, qui estimait que le Ministre de l’Intérieur ne pouvait pas limiter la liberté d’association (ce dernier exigeait que les associations soient autorisées en fonction des critères qu’il avait fixés).

c) enfin la Cour met fin à une bataille sur le budget 1994 entre le Président Soglo et l’Assemblée Nationale, laquelle avait d’elle-même relevé le salaire des fonctionnaires. Le Président Soglo avait alors usé de ses pouvoirs d’exception en adoptant le budget par voie d’ordonnance. La Cour constitutionnelle prend en octobre une série de décisions : elle estime d’une part que l’assemblée ne disposait pas du pouvoir de fixer le montant des salaires, mais, d’autre part, qu’elle n’a pas violé, en établissant le budget, les engagements internationaux du Bénin (Programme d’ajustement structurel).

- 28 mars 1995 : élections législatives. La Renaissance du Bénin, parti de Nicéphore Soglo, arrive en tête avec 21 députés sur les 83 sièges à pourvoir à l’Assemblée nationale. La suit de près le PRD (parti du renouveau démocratique) de Me Adrien Houngbedji (19 députés). Le FARD-ALAFIA obtient 10 députés, le parti social démocrate 8. On observe un renforcement du caractère régionaliste des grands partis : la RB obtient la plupart de ses sièges dans le Zou et dans l’Atlantique (Cotonou) , le PRD dans l’Ouémé et dans l’Atlantique (Cotonou encore) et le FARD ALAFIA dans le Borgou ( nord ).

- du 1er au 4 décembre 1996 : 6ème sommet de la francophonie à Cotonou, avec la participation de 19 Chefs d’Etats et 28 Chefs de gouvernement. Ce sommet donne lieu à une série de travaux d’embellissement spectaculaires de la ville de Cotonou.

La seconde présidence de Mathieu Kérékou ( depuis 1996 )

- 3 et 18 mars 1996 : élections présidentielles : M. Nicéphore Soglo arrive en tête du scrutin au premier tour (35,7% des voix contre 34,% à M. Kérékou). Au second tour, M Houngbédji (19,7% des voix au premier tour) appelle à voter pour le Général Kérékou et celui-ci l’emporte avec 52,49% des suffrages contre 47,51% à Nicéphore Soglo. Le Président Soglo conteste dans un premier temps la victoire de son adversaire, évoquant une conspiration dirigée contre le Bénin par des Etats voisins et "un pays du nord", puis admet le résultat des élections.

- 9 avril 1996 : nomination de M. Adrien Houngbédji comme Premier ministre (il n’est pas pour autant le Chef du gouvernement).

- 6 novembre 1996 : incidents au domicile de M. Nicéphore Soglo avec des policiers "à la recherche de véhicules volés".

- du 4 au 8 novembre 1996 : 250 participants venus de toutes les structures publiques et privées se réunissent sur les thèmes de la justice béninoise et de l’Etat de droit.

- du 9 au 14 décembre 1996 : dans le cadre de la "pédagogie de la concertation" chère au Chef de l’Etat, la conférence économique nationale réunit plus de 500 participants qui réfléchissent sur la situation et les perspectives d’avenir économique du Bénin.

- 12 mai 1997 : départ de Cotonou du dernier contingent des militaires béninois devant prendre part aux opérations de maintien de la paix au Libéria. Le total des effectifs béninois engagés s’élève à 251 hommes. C’est la première fois que le Bénin participe à une opération régionale de maintien de la paix.

- 16 février 1998 : grève de 4 jours déclenchée par les organisations syndicales dans les administrations publiques et les sociétés nationales. Leurs revendications ne sont soutenues ni par l’opinion ni par les partis politiques.

- mars 1998 : délestages électriques de longue durée résultant de la diminution de la quantité d’énergie fournie par la Volta River Authority à la Communauté Electrique du Bénin. Cette crise énergétique imprévue affecte l’ensemble de l’économie. La signature d’un contrat de location de groupes électrogènes avec la société Aggreko, filiale française d’une multinationale britannique, est remise en question par le Président Kérékou, puis finalement acceptée par celui-ci après de multiples controverses.

- 15 mai 1998 : premier remaniement ministériel effectué par le Président Kérékou, à la suite de la démission de son Premier ministre, M. Houngbédji, et des trois ministres PRD du gouvernement. La fonction de premier ministre disparaît. Le Président Kérékou, qui ne dispose plus d’une majorité à l’Assemblée Nationale, fait appel à des représentants de la "société civile" dans son gouvernement.

- 24 juillet 1998 : adoption définitive des cinq lois de décentralisation. Il reste à déterminer le choix des futurs chefs-lieux de département, décision qui est laissée au gouvernement.

- septembre 1998 : bien que ne disposant pas d’une majorité parlementaire, le gouvernement parvient à faire adopter par l’assemblée nationale deux projets de loi essentiels : la loi sur l’avancement des fonctionnaires au mérite (le 15/9), réforme qui constituait pour les institutions financières internationales un préalable à la poursuite du programme d’ajustement structurel ; la loi électorale (le 17/9) qui crée de nouvelles circonscriptions pour les législatives de mars 1999 (tout en maintenant identique le nombre de sièges à pourvoir).

- 28 janvier 1999 : un contingent béninois de 145 hommes est acheminé, avec l’aide de la France, en Guinée-Bissau afin de participer à la force d’interposition de l’Ecomog.

- 13 mars 1999 : décès d’une crise cardiaque de Mgr Isidore de Souza, Archevêque de Cotonou, principal artisan du retour de la démocratie.

- 30 mars 1999 : les élections législatives se déroulent dans le calme et dans des conditions transparentes. Les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle accordent 38 sièges à l’opposition, 41 sièges à la mouvance présidentielle, et 4 à un petit parti charnière du nord, l’alliance étoile. Dans l’opposition, la Renaissance du Bénin obtient 27 députés à elle seule. Un vote sanction à l’encontre du gouvernement a été sensible à Cotonou, mais moins dans l’arrière-pays, où les électeurs ont davantage suivi les "fils du terroir", c’est à dire les personnalités locales.

- 6 juin 1999 : retrait du contingent béninois de Guinée-Bissau, à la suite de l’échec de l’opération de maintien de la paix de l’ECOMOG.

- 22 juin 1999 : nomination d’un nouveau gouvernement dans lequel sont reconduits 14 ministres sur 18 appartenant au cabinet précédent. Le fait marquant est la désignation de M. Bruno Amoussou comme Ministre d’Etat chargé de la coordination de l’action gouvernementale, du plan, du développement et de la promotion de l’emploi.

- 13 août 1999 : signature à Cotonou d’un accord entre le Nigéria, le Bénin, le Togo et le Ghana pour la construction du gazoduc de l’Afrique de l’ouest, qui reliera le premier Etat, producteur de gaz naturel, aux trois autres.

- 9 octobre 1999 : condamnation par la ligue béninoise des droits de l’Homme au Bénin des "exécutions extrajudiciaires" opérées par le "commandant DEVI" dans le département du Mono. Celui-ci avait mis sur pied une milice afin de protéger les villages des exactions de bandes armées.

- 2 et 4 décembre 1999 : la conférence "réconciliation et développement" rassemble des leaders africains et afro-américains à Cotonou, dans la droite ligne de la nouvelle diplomatie béninoise depuis le renouveau démocratique.

- 28 février 2000 : célébration du dixième anniversaire de la conférence nationale qui permet au pays de "vivre"à nouveau la refondation de la démocratie béninoise.

- 17 avril 2000 : mise en service du premier réseau de téléphonie mobile GSM. 

- 23 juin 2000 : la signature de la nouvelle convention ACP-UE, dénommée dorénavant "accord de Cotonou", est un événement historique pour le Bénin, récompensant son expérience démocratique et les dix années de paix et de stabilité qu’elle lui a assuré.

- 4 juillet 2000 : marche de protestation contre la cherté de la vie provoquée par la hausse du prix des produits pétroliers. En réponse à ce mouvement social, le gouvernement élabore un collectif budgétaire qui comporte des mesures sociales soulageant les couches les plus défavorisées.

- du 12 au 14 juillet 2000 : Visite au Bénin du Colonel KADHAFI à la suite du sommet 2000 de l’OUA réuni à Lomé afin d’adopter le projet d’unité africaine.

- du 13 au 17 juillet 2000 : les institutions de Bretton Woods accordent au Bénin le bénéfice de l’initiative de réduction de la dette en faveur des pays pauvres les plus endettés et approuvent un nouveau programme triennal d’ajustement structurel.

- 16 et 17 octobre 2000 : visite au Bénin de M. Charles JOSSELIN, Ministre français délégué à la coopération et à la francophonie.

- du 4 au 6 décembre 2000 : une centaine d’Etats participent à la 4ème Conférence Internationale des Démocraties Nouvelles ou Rétablies. La délégation française est conduite par M. Kofi YAMGNANE, député et ancien ministre.

- 19 janvier 2001 : la Commission Electorale Nationale Autonome est mise en place après de longs débats à l’Assemblée Nationale. La CENA présidée par M. Charles DJREKPO ne dispose que d’un mois pour établir les listes électorales.

Le nouveau mandat du Président Mathieu KEREKOU

- 4 mars 2001 : premier tour de l’élection présidentielle. M. Mathieu KEREKOU obtient 45,42 % des suffrages, M. Nicéphore SOGLO 27,12 %, M. Adrien HOUNGBEDJI 13 % et M. Bruno AMOUSSOU 8,6 %.

- 22 mars 2001 : M. Mathieu KEREKOU est réélu avec 83 % des voix. Son principal adversaire, Nicéphore SOGLO, invoquant les fraudes du premier tour, avait refusé de participer au second tour de l’élection. M. Adrien HOUNGBEDJI s’était également retiré, laissant M. Bruno AMOUSSOU arrivé en quatrième position entrer dans la course. Celui-ci obtient 16,36 % des voix. Par suite de ces désistements, la Cour Constitutionnelle a été amenée à reporter le second tour de l’élection de 4 jours. L’Union Européenne appelle dans un communiqué les autorités béninoises à analyser les dysfonctionnements qui ont affecté les opérations électorales.

- 24 avril 2001 : l’existence d’un trafic sous-régional de main d’enfants est révelée dans la presse béninoise et internationale à la suite de l’affaire de l’Etireno, navire transportant des passagers mineurs parti du port de Cotonou et refoulé par les autorités gabonaises et camerouaises.

- 7 mai 2001 : le Président KEREKOU désigne les membres de son nouveau gouvernement. Ce remaniement ministériel a une portée restreinte, 12 des 18 ministres de son ancien gouvernement restant en fonction. Les ministres arrivants sont fréquemment issus des ONG de la société civile.

- du 15 au 17 mai 2001 : le Ministère des Finances et de l’Economie organise un forum national sur l’accélération de la croissance économique.

- 19 juin 2001 : signature d’un compromis par lequel le Bénin et le Niger envisagent de saisir la Cour Internationale de Justice sur le différend frontalier de l’île de LETE qui les oppose.

- du 19 juillet au 3 août 2001 : mission conjointe de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire Internationale, qui conclut à une bonne santé économique et financière du Bénin.

- 24 juillet 2001 : adoption d’une charte des partis politiques et de l’opposition par l’Assemblée Nationale.

- 23 août 2001 : publication du programme d’action du gouvernement, dit « PAG II », élaboré lors de la réunion des Ministres au mois de juin.

- 7 septembre 2001 : première réunion des instances de la Renaissance du Bénin dissidente issues du « Congrès d’Allada » sous la présidence du secrétaire général, M. BAH.

- 12 septembre 2001 : le Conseil des Ministres condamne les attaques terroristes aux Etats-Unis et une délégation ministérielle envoie un message de compassion à l’ambassadrice des Etats-Unis.

- 22 octobre 2001 : le président de l’Assemblée Nationale du Bénin, M. Adrien HOUNGBEDJI est désigné co-président de l’Assemblée paritaire ACP-UE.

- 19 novembre 2001 : adoption d’une loi portant statut de la magistrature et aménageant la carte judiciaire.

- 24 décembre 2001 : arrestation de 20 magistrats et de 5 trésoriers par la brigade économique et financière pour « surfacturation de frais de justice ».

- 10 janvier 2002 : annonce de la nomination de M. BIO TCHANE, Ministre des Finances et de l’Economie, au poste de Directeur du Département Afrique au FMI. Il est remplacé par M. Grégoire LAOUROU.

- 28 janvier 2002 : convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale afin qu’elle statue sur le budget de l’Etat. Faute d’accord avec l’exécutif, le budget est pris par ordonnance présidentielle le 31 janvier.

- 14 février 2002 : séance de négociations entre le gouvernement et les syndicats, notamment sur le retrait de la loi sur l’avancement au mérite et les revendications financières, après la multiplication des mouvements de grève.

- 8 mars 2002 : un deuil national de 7 jours est décidé à la suite du décès de Justin AHOMADEGBE, ancien Président de l’Assemblée législative de 59 à 60, puis Président du Conseil du Gouvernement Provisoire du colonel SOGLO en 1964. Il revient au pouvoir après un exil mais son mandat est interrompu par le coup d’Etat de Mathieu KEREKOU en 1972.

- 11 mars 2002 : publication des résultats des élections professionnelles, où la CSTB arrive en tête avec 39 % des suffrages.

- 15 mars 2002 : fin du recensement de la population béninoise, qui a cru de 37 % par rapport à 1992, avec 6 752 569 habitants, soit un taux d’accroissement annuel de 3,23 %

- 15 avril 2002 : refus du Ministre de l’Intérieur d’enregistrer les actes du Congrès de la RB de janvier 2002.

- 29 mai 2002 : installation officielle du Comité national de lutte contre le sida et MST, présidé par le chef de l’Etat Mathieu KEREKOU.

- 6 juin 2002 : la Cour Suprême attribue la paternité du parti de la Renaissance du Bénin au couple SOGLO.

- 7 juin 2002 : l’Assemblée Nationale vote le code des personnes et de la famille, dont certaines dispositions, notamment celle attrait au mariage polygamique, seront censurées par la Cour Constitutionnelle en novembre.

- 10 juillet 2002 : mise en conformité par les députés de la « Charte des partis politiques et de l’opposition » avec la Constitution.

- 19 août 2002 : désignation par les députés de leurs représentants à la CENA et dans les CED pour les premières élections municipales du pays.

- 27 septembre 2002 : installation de la Haute Cour de Justice, présidée par M. Maurice AHANHANZO GLELE.

- 9 et 10 octobre 2002 : tenue à Cotonou du Forum des parlementaires africains pour le NEPAD.

- 5 novembre 2002 : le recensement organisé dans le cadre des municipales fait valoir un corps électoral de 3.1 millions de personnes.

- 18 novembre 2002 : tenue des Etats Généraux de la presse.

- 15 décembre 2002 : premier tour des élections municipales, émaillé de troubles dans le 12ème arrondissement de la ville de Cotonou.

- 19 janvier 2003 : second tour des élections municipales, marqué par une faible participation (44 %) et qui confirme les premières tendances observées.

- 29 janvier 2003 : après l’Assemblée Nationale, le gouvernement désigne ses représentants à la CENA 2003, dont une majorité des membres est proche de la mouvance présidentielle.

- 3 février 2003 : d’après les résultats définitifs des municipales, l’UBF arrive largement en tête, suivi de la RB, du PRD et du MADEP.

- du 12 février au 3 mars 2003 : les préfets des différents départements procèdent à l’installation officielle des conseils municipaux et communaux.

- du 17 au 23 mars : 8ème semaine de la langue française et de la Francophonie.

- 30 mars 2003 : élections législatives.

- 9 avril 2003 : la Cour constitutionnelle publie les résultats officiels. L’UBF remporte 31 sièges contre 15 à la RB, 11 au PRD et 10 au MADEP. Sur un plan général, la mouvance présidentielle dispose d’une nette majorité à l’Assemblée, avec près de 53 députés, tous partis confondus. A l’instar de la précédente législature, seules, cinq femmes ont été élues..

- 18 avril 2003 : la B.O.A.D procède au lancement, à Cotonou, du Fonds Ouest Africain de Développement (FOAD)

- 23 avril 2003 : les partenaires au développement réunis au sein du Club de Paris accordent au Bénin une remise de dette d’environ 30 milliards de FCFA

- 25 avril 2003 : élection d’Antoine Kolawolé IDJI (MADEP) au poste de Président de l’Assemblée Nationale, avec 63 voix (sur 83) en sa faveur.

- 2 mai 2003 : le Chef de l’Etat promulgue la loi visant à réprimer la pratique des mutilations génitales féminines.

- 12 mai 2003 : passation de service entre Me Adrien HOUNGBEDJI et Kolawolé IDJI à la présidence de l’Assemblée Nationale.

- 12 juin 2003 : annonce du remaniement ministériel consécutif aux élections législatives du 30 mars. Sur 21 portefeuilles, 11 ministres sont reconduits et trois femmes font leur entrée dont une ministre PRD et une ministre MADEP.

- 14 août 2003 : sur invitation de son homologue nigérian, le Président KEREKOU se rend à Badagry (Nigeria) pour résoudre le différend qui les oppose en matière de sécurité transfrontalière. Dans ce cadre, les deux Chefs d’Etat signent le « mémorandum d’entente », un document qui recentre les relations bilatérales sur le plan de la sécurité et de la répression de la contrebande.

La présidence de Boni YAYI

- avril 2006 : ancien président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Boni Yayi est élu avec 75% au deuxième tour contre Adrien HOUNGBEDJI, président du PRD, et avec le soutien des partis des autres candidats ayant échoué au premier tour (RB, Madep, PSD).

- mars 2007 : le mouvement des FCBE (Forces Cauris pour un Bénin Emergent) obtient la majorité relative aux élections législatives (35 députés sur 83). Par le jeu d’alliances avec des petits partis (UNDP, UPR, UPD), le Président parvient à constituer une majorité.

- février 2008 : visite au Bénin du Président américain George Bush.

- avril 2008 : la deuxième élection des conseillers municipales (la première avait eu lieu en 2002) se tient près de 6 mois après la date initiale prévue (décembre 2007). L’élection des chefs de village et de quartiers de ville a lieu pour la première fois. Il s’agit aussi des premières élections couplées au Bénin, qui se déroulent dans une grande désorganisation mais dans le calme. La mouvance présidentielle conquiert de nombreuses communes mais ne parvient pas à s’imposer dans les villes importantes (Cotonou, Porto Novo, Ouidah, Abomey).

- juin 2008 : le gouvernement, contestant les résultats des municipales, refuse d’installer les nouveaux maire et dépose de nombreux recours devant la Cour suprême.

Dernière modification : 30/07/2009

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