La France et l’ONG GRAOP accompagnent les populations de Lalo à lutter contre les mutilations génitales féminines

Le Groupe de Recherche et d’Appui aux Organisations Paysannes (GRAOP) est l’une des 17 structures sélectionnées cette année pour bénéficier du programme d’appui aux Projets Innovants de la Société Civile et des Coalitions d’Acteurs (PISCCA) mis en œuvre par l’ambassade de France et son partenaire technique, la Maison de la Société Civile du Bénin. Son projet, mené à Lalo, vise à lutter contre une forme de mutilation génitale peu connue : l’étirement des petites lèvres vaginales.

Reconnue comme « mutilation génitale féminine » par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) depuis 2008, la pratique de l’étirement des petites lèvres vaginales n’a toujours pas disparu.

Certaines communautés continuent d’y avoir recours au nom de la tradition et malgré le traumatisme des victimes et les complications médicales qu’elle peut engendrer.
Pour lutter contre cette pratique, l’ONG GRAOP mène depuis six mois des actions de sensibilisation sur ses conséquences, auprès de la société civile de la localité de Lalo.
Elle anime par ailleurs, des campagnes de vulgarisation juridique sur le traitement pénal des actes de mutilation génitale au Bénin, afin de dissuader les praticiennes d’y avoir recours.

En visite à Lalo, la chargée de mission « société civile » à l’ambassade de France, Audrey RAMAIN, a pu rencontrer mercredi 29 septembre, le maire de la commune, William FANGBEDJI, les membres des comités de surveillance du projet et leurs bénéficiaires ainsi que des praticiennes repenties.

Preuve de la prévalence de cette pratique, sur les 80 jeunes filles bénéficiaires de la campagne, 59 ont déclaré avoir été victimes d’un étirement des lèvres vaginales et bénéficient à ce titre, d’un suivi gynécologique et psychologique régulier afin d’éviter toutes complications médicales.

Notons enfin que les autorités locales ont récemment prêté une oreille attentive aux actions menées par le GRAOP et ont accepté de s’engager pour l’éradication de la pratique. Début octobre, des comités de veille et de sensibilisation des populations locales ont ainsi été créés dans la localité de Lalo en lien notamment avec les communautés Tchi.

Première association à lutter contre la pratique d’étirement des lèvres vaginales au Bénin, ce projet illustre le dynamisme et l’implication de la société béninoise que la France soutient dans le cadre de son programme PISCCA.

Dernière modification : 08/11/2021

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