Lutter contre les violences faites aux filles et aux femmes : l’engagement de la France et du Bénin

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux filles et aux femmes, ce jeudi 25 novembre, mettons à l’honneur le partenariat entre la France et les Organisations de la Société Civile (OSC) béninoises qui ont permis de sensibiliser aux droits de femmes et d’accompagner des victimes de violences, notamment grâce au programme d’appui aux Projets Innovants des Sociétés Civiles et des Coalitions d’Acteurs (PISCCA) !

Le destin de plusieurs béninoises a été durablement et favorablement impacté par les PISCCA : découvrez l’histoire de Nounagnon qui a pu obtenir justice grâce à la clinique mobile organisée par Le Réseau Paix et Sécurité des Femmes de l’Espace de la CEDEAO (REPSFECO Bénin) à Savalou.

La parole à Nounagnon

L’édition 2021 du programme d’appui aux PISCCA, mis en œuvre par l’ambassade de France et la Maison de la Société Civile (MdSC), partenaire technique du programme, a en effet pour objectif l’amélioration des conditions de vie des filles et des femmes au Bénin. Parmi les 17 projets financés, 3 concernent particulièrement la lutte contre les violences basées sur le genre.

Le REPSFECO Bénin a mis en œuvre son projet dans les communes de Banikoara (Alibori), Djougou (Donga), Tchetti et Savalou (Collines). Ses objectifs étaient de sensibiliser les populations aux lois béninoises qui protègent les femmes, de renforcer les compétences de professionnels à la réception des plaintes et aux procédures judiciaires relatives aux violences basées sur le genre, et enfin d’apporter une assistance à des victimes de violences. Grâce à ces « cliniques mobiles », 362 filles et femmes ont été reçues par des spécialistes (avocats, officiers de police judiciaire, gynécologues et psychologues) afin de les orienter au mieux.

Le Cercle de Développement des Initiatives Féminines (CEDIF ONG) s’est attaqué au problème des mariages forcés et précoces dans la commune de Toucountouna dans l’Atacora. En sensibilisant les populations et les autorités locales aux droits des filles et en formant un réseau de paires-éducatrices à la fois dans les écoles et les centres d’apprentissage, le projet a permis d’empêcher 30 mariagesde jeunes filles mineures mais aussi de délivrer plus de 320 actes de naissance à des jeunes filles afin de prouver la précocité des mariages auxquels elles risquaient d’être soumises .

Le Groupe de Recherche et d’Appui aux Organisations Paysannes (GRAOP), grâce à son ancrage dans les communautés Tchi de la commune de Lalo dans le département du Couffo, a choisi de mener un projet de lutte contre une forme particulièrement handicapante de mutilations génitales : l’étirement des petites lèvres vaginales. Cette intervention a permis de découvrir la prévalence de cette pratique taboue, plus de 73% des filles sensibilisées en sont victimes ou en ont été victimes. 26 d’entre elles ont nécessité des soins médicaux plus approfondis. Le GRAOP a mobilisé l’ensemble de la communauté pour lutter contre cette pratique en associant les autorités locales mais aussi les praticiennes et en formant des comités locaux de surveillance.

Dernière modification : 25/11/2021

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