Portrait de Félix ADIGBLI, chef du Sorrento

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1) Nous vous laissons vous présenter…

Je m’appelle Félix Adigbli et je travaille au Sorrento comme Chef cuisinier depuis maintenant 27 ans. À 16 ans, je suis rentré dans une école hôtelière en Côte d’Ivoire. J’y ai travaillé pendant huit ans. Je suis ensuite parti au Nigeria où j’ai également travaillé pendant huit ans. En 1986, de retour au Bénin, j’ai été embauché au Sorrento par M. Claude Labée. Il avait comme associé M. Michel Lan (restaurateur de formation de classe internationale, Toque Blanche), qui m’a fait découvrir ce qu’est réellement la cuisine française. Ainsi, pendant 18 ans, il m’a appris tout ce qu’il savait en matière de gastronomie, jusqu’à son décès malheureusement en 2004. A partir de ce jour, j’ai continué à travailler avec son frère, M. Robert Lan.

Je voudrais remercier le reste de l’équipe avec qui je travaille, qui est très dynamique et sans laquelle le travail ne peut pas avancer. J’aime ce métier car il me permet de travailler avec mes mains. Il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre, les créations sont infinies. Plus tard, j’aimerais beaucoup gérer mon propre restaurant et pouvoir apprendre tout ce que je sais à de jeunes chefs.

2) Pouvez-vous nous parler du métier de cuisinier au Bénin ?

Les cuisiniers ont de bonnes conditions au Bénin, il y a plusieurs écoles hôtelières maintenant. On vient souvent demander au restaurant si nous connaissons des cuisiniers cherchant du travail. Les expatriés sont très demandeurs également.

J’élabore tous mes menus et mes plats moi-même : j’ai beaucoup de liberté sur ce point-là, ce qui permet de mettre toute ma créativité au service du Sorrento. Je travaille autant avec des produits locaux qu’avec des produits importés de France (ceux qui sont difficiles à trouver ici). Je me fournis sur les marchés et dans les magasins spécialisés dans l’import. Bien sûr, les produits importés coûtent plus cher que les produits locaux, mais les prix grimpent aussi lorsqu’il s’agit de produit hors-saison.

3) Pouvez-vous nous décrire votre rapport à la gastronomie française ?

Pour moi, la gastronomie française est un art. Les plats s’élaborent étape par étape, avec délicatesse. Je l’ai déjà cuisinée dans mon restaurant ou lors de soirées privées. Je me tiens à jour en consultant régulièrement des revues spécialisées françaises. Elles sont une de mes principales sources d’inspiration. Mais j’essaye parfois de mettre une touche béninoise dans mes plats.

4) Pourquoi avoir décidé de participer à l’opération Goût de France ?

C’est un plaisir pour moi de participer. C’est l’occasion de pouvoir montrer ce dont je suis capable, mais aussi un enrichissement personnel, puisque je vais être amené à apprendre de nouvelles choses. L’élaboration de mes menus ne se fait pas au hasard. Je rêve ma cuisine, j’imagine toujours de nouvelles choses. Cela a été ma principale source d’inspiration, en plus de mes recherches.

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Dernière modification : 17/03/2015

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