Séminaire sur la cybercriminalité (8-12 juin 2009)

La délégation du Service de Coopération Technique Internationale de Police (SCTIP) de l’Ambassade de France au Bénin a organisé un séminaire régional de formation du 8 au 12 juin 2009, consacré à la lutte contre la cybercriminalité.

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Les stagiaires et les formateurs

Ce séminaire a regroupé 23 policiers et 1 gendarme issus de dix pays de la sous-région (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gabon, Nigeria, Ghana, Congo, Guinée, Mali, Togo et Niger). Deux experts de l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication de la Direction Centrale de la Police Judiciaire française se sont déplacés à Cotonou pour l’animer.

LA CYBERCRIMINALITE, UN PHENOMENE GLOBAL

Le thème développé lors de cette semaine est d’une actualité brûlante. Il convient en effet de rappeler le caractère global et international de la cybercriminalité ; par conséquent ce phénomène criminel appelle une réponse commune et cohérente de l’ensemble des pays du globe.

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La formation

Aucun Etat n’étant actuellement en mesure d’assumer seul la recherche et la poursuite des délinquants, il ne servirait à rien de développer des stratégies, les plus élaborées soient-elles, sans une coopération internationale élargie. Il est en effet constaté lors des enquêtes judiciaires que les criminels/fraudeurs agissent rarement au sein de leur propre pays, préférant rechercher leurs victimes à l’étranger.

NECESSITE D’UNE COOPERATION POLICIERE INTERNATIONALE

Les réseaux Internet, de même que les infractions qui s’y rattachent, n’ayant pas de frontière physique, l’amélioration de la coopération policière et judiciaire internationale doit donc être une priorité absolue. Cette nécessité est particulièrement manifeste en ce qui concerne les pays de la francophonie, notamment entre la France et ses partenaires de l’Afrique de l’ouest, la langue des pays sources étant un critère important pour les délinquants dans la recherche de leurs victimes sur Internet.

Mais il importe également que chaque Etat se dote de moyens de lutte adaptés, en créant d’une part des unités de police spécialisées, qui d’autre part pourraient s’appuyer sur des textes législatifs qui restent à mettre en place.

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La formation (2)

LA CYBERCRIMINALITE ET LES ACTEURS ECONOMIQUES

En outre, la cybercriminalité donne des pays dans lesquels elle se développe une image déplorable et dissuasive pour les investisseurs potentiels. En ouverture du séminaire, une conférence de deux heures, animée par les experts français, s’est adressée à une assemblée composée de membres du gouvernement béninois, des autorités de la police, de la gendarmerie et des douanes béninoises, d’hommes d’affaires implantés au Bénin et des stagiaires des 10 pays représentés. Cette conférence visait à sensibiliser l’ensemble des acteurs économiques du Bénin susceptibles d’être concernés par la cybercriminalité.

La suite du programme destiné essentiellement aux stagiaires, a traité des éléments constitutifs des infractions concernées, des techniques d’investigations, des modes opératoires, de la collaboration avec les établissements financiers et le monde de l’entreprise. Une présentation de la convention de Budapest du 23.XI.2001 sur la cybercriminalité a été faite aux stagiaires durant cette semaine de séminaire.

Un tel stage, qui contribue à favoriser des échanges d’expériences entre les participants et à jeter les bases d’une coopération internationale, vise à accroître l’efficacité opérationnelle des forces de sécurité de chacun des pays représentés en vue de promouvoir le développement.

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Discours de l’Ambassadeur
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Dernière modification : 26/02/2016

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