Table ronde de Paris : discours de la Secrétaire d’Etat Fleur Pellerin

Mme Fleur Pellerin, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français de l’étranger s’est exprimée à l’ouverture de la Table ronde pour le financement du développement du Bénin du17 au 19 juin 2014

« Monsieur le Président de la République de la République,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames, Messieurs,

Chers Amis,

C’est un grand plaisir pour moi de représenter le gouvernement français aux côtés du Président de la République du Bénin M. Boni Yayi, à l’ouverture de cette table ronde pour le financement du développement du Bénin, que la France est heureuse d’accueillir à Paris.

La France et le Bénin ont en commun plusieurs siècles de relations très denses, une tradition de coopération dans tous les domaines, un courant d’échanges humains et économiques constant. Cette histoire partagée a permis de tisser, avec le temps, des liens forts entre nos deux pays.

La table-ronde que nous ouvrons aujourd’hui constitue un espace de dialogue que je souhaite utile pour le Bénin. Ce moment privilégié d’échanges doit marquer la rencontre entre vos fortes ambitions en matière de développement, et l’intérêt des partenaires, publics comme privés, intérêt qui je l’espère se concrétisera en investissements.

Vous souhaitez en effet, Monsieur le Président, mettre en œuvre un programme massif d’investissements, d’environ 10 milliards d’euros, afin de générer un niveau de croissance ambitieux, au bénéfice des populations locales.

Vous misez pour cela avec raison sur différents leviers de financements complémentaires :

- la mobilisation de vos partenaires étatiques et institutionnels,

- mais aussi, et ce sera le sujet des réunions de demain et après-demain, sur la mobilisation du secteur privé, étranger mais aussi béninois, à travers la diaspora.

C’est une approche globale intéressante et complète.

Vous pouvez compter sur la France pour appuyer vos efforts et accompagner le développement du Bénin :

- Tout d’abord, le Bénin fait partie des 16 pays prioritaires de notre aide publique au développement.
Ainsi, en novembre dernier, nos deux pays ont renouvelé cette coopération en signant un document cadre de partenariat, fixant l’aide française à hauteur de 100 millions d’euros. Ce document définit les priorités stratégiques que nous partageons pour le développement du Bénin, avec trois secteurs de concentration :

- la gouvernance démocratique d’abord, avec une importante coopération institutionnelle dans les finances publiques, la justice, la décentralisation, l’appui à la société civile notamment ;

- le développement durable ensuite, avec des appuis dans le secteur agricole ou à des infrastructures d’accès à l’eau et à l’énergie, alors que nous préparons ensemble la COP21, qui se tiendra à Paris en 2015 ;

- l’éducation et la formation professionnelle enfin.

Ces choix stratégiques guideront les actions de coopération de la France au cours des prochaines années au Bénin. Il faut bien sûr ajouter à cette aide bilatérale la contribution française au Fonds européen de développement, bras armé de l’aide européenne au développement.

***

Cependant, si l’Aide publique au développement (APD) et les investissements publics peuvent servir à enclencher une dynamique de développement, nous devons aller plus loin. Ce développement n’est durable, pérenne, réussi que si le secteur privé, les entreprises, prennent le relai de cette dynamique, créent de la valeur ajoutée et développent le marché intérieur.

C’est pourquoi je me réjouis, Monsieur le Président, de votre souhait que cette table-ronde permette, demain, la participation du secteur privé. Les entreprises françaises seront au rendez-vous. Je m’en félicite. Cela rejoint une conclusion forte du Sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique, qui s’est tenu à Paris en décembre dernier : plus que jamais, la relation entre l’Afrique et la France doit être une relation de partenariats économiques et commerciaux. Les entreprises françaises, déjà largement implantées au Bénin, ne pouvaient pas ignorer l’appel que vous lancez à vos partenaires.

Plus généralement, nous sommes convaincus que l’apport du secteur privé au développement de votre pays peut et doit être renforcé. Vous avez déjà commencé à agir en ce sens. Nous saluons votre volonté de tenir prochainement des états généraux du secteur privé, et nous vous accompagnerons dans cet effort par le biais de l’AFD, associée à d’autres partenaires techniques et financiers.

Nous sommes également prêts à vous soutenir plus avant dans vos efforts pour améliorer la gouvernance du secteur énergétique, car il n’y a pas de développement sans un secteur de l’énergie dynamique.

Ces trois journées permettront, j’en suis sûre, aux partenaires publics (Etats, agences de développement et bailleurs) et aux investisseurs privés d’être au rendez-vous que le Bénin a fixé avec la croissance économique et le développement. Une mobilisation concertée de l’ensemble des acteurs autour du financement de vos projets est non seulement la condition de la réussite de votre programme d’investissement, c’est aussi celle d’une croissance partagée et mutuellement bénéfique.

Bienvenue à Paris, M. le Président de la République,

Je vous souhaite plein succès dans vos travaux ! »

Dernière modification : 30/06/2014

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