Vœux aux Français du Président Emmanuel Macron pour l’année 2018

"Je veux vous dire que c’est avec cet esprit de conquête que nous avons en partage, avec cette détermination entière, cette ambition sincère pour notre pays et pour chacun d’entre vous, avec cette volonté de faire vivre notre Renaissance française que je vous présente tous mes vœux pour l’année 2018".

"Mes Chers Compatriotes,

Alors que l’année s’achève, je suis heureux de vous retrouver pour vous présenter pour la première fois mes vœux pour l’année 2018. Je vous espère en famille, au milieu de vos proches, de celles et ceux qui vous aiment.

Je sais aussi que certains d’entre vous sont aujourd’hui au travail parce qu’ils font partie des forces armées ou des forces de l’ordre, parce qu’ils sont médecins ou personnels soignants, parce qu’ils sont en charge des transports ou de la continuité des services publics. Je veux ce soir les remercier pour cet engagement.

Je sais aussi que plusieurs d’entre vous ce soir sont seuls, souffrent ou sont malades et je sais que dans ces moments de fête et de retrouvailles, cette solitude et cette souffrance sont plus dures encore à supporter. Alors à nos concitoyens qui sont dans cette situation, je veux dire qu’ils appartiennent à une grande Nation et que les mille fils tendus qui nous tiennent, sont plus forts que leur solitude et je leur adresse une pensée fraternelle.
(…)
Je continuerai à faire ce pourquoi vous m’avez élu : rendre la France plus forte et plus juste ; permettre, non pas d’adapter notre pays aux changements du monde, mais lui permettre d’être ce qu’il est : un pays fort avec une exigence universelle qui, parce qu’il est plus fort, produit davantage, peut justement assurer la solidarité sur le sol national et avoir une exigence humaniste à l’international.
(…)
En 2018, nous aurons à conduire d’abord sur le plan international plusieurs combats et des actions déterminées : la lutte contre le terrorisme islamiste au Levant, au Sahel et sur notre sol national et à ce titre, je veux ce soir avoir une pensée pour nos militaires qui sont en ce moment même sur ces théâtres de bataille ; je pense à leurs camarades tombés cette année. Nous gagnerons cette bataille contre le terrorisme.
Je veux aussi rendre hommage aux policiers et aux gendarmes qui chaque jour luttent contre ce terrorisme islamiste et vous protègent au quotidien. Mais c’est la paix qu’il nous faut aussi gagner à l’international, c’est-à-dire ce travail indispensable pour notre sécurité mais aussi parce qu’il est notre mission universelle, ce travail pour garantir la stabilité des États et assurer le respect de toutes les minorités. C’est ce que nous avons fait au Liban, c’est ce que nous faisons aujourd’hui au Sahel et ce que nous continuerons à faire en Syrie, au Proche-Orient comme en Afrique ; c’est une grammaire de la paix et de l’espérance qu’il nous faut aujourd’hui réinventer dans nombre de continents.
(…)
Sur le plan européen, l’année 2018 sera aussi décisive. Vous le savez, je me suis pleinement engagé dans cette bataille car je crois très profondément que l’Europe est bonne pour la France ; que la France ne peut pas réussir sans une Europe elle aussi plus forte. Mes Chers Concitoyens européens, 2018 est une année toute particulière et j’aurai besoin cette année de vous. Je souhaite en effet que par ces consultations citoyennes, vous puissiez vous exprimer, dire ce que vous voulez pour l’Europe quelques mois avant nos élections européennes et permettre à vos gouvernants de dessiner un grand projet ; nous avons besoin de retrouver l’ambition européenne, de retrouver une Europe plus souveraine, plus unie, plus démocratique parce que c’est bon pour notre peuple.

Je crois très profondément que l’Europe peut devenir cette puissance économique, sociale, écologique et scientifique qui pourra faire face à la Chine, aux États-Unis en portant ces valeurs qui nous ont faits et qui sont notre histoire commune. J’ai besoin de votre détermination pour ce sursaut européen et j’ai besoin qu’ensemble nous ne cédions rien ni aux nationalistes ni aux sceptiques.

Pour ma part, je continuerai à travailler avec chacun de nos partenaires européens et tout particulièrement avec l’Allemagne. Ce colloque intime avec nos amis allemands est la condition nécessaire à toute avancée européenne ; elle n’exclut pas le dialogue avec tous nos autres partenaires mais elle est ce par quoi tout commence. J’ai besoin que nous allions plus loin sur ce plan là aussi et que nous rompions avec les habitudes passées, que nous retrouvions ce goût en commun d’un avenir dont nous décidons pour nous-mêmes.
(…)
Nous devons aussi accueillir les femmes et les hommes qui fuient leur pays parce qu’ils y sont menacés en raison de leur origine, de leur religion, de leurs convictions politiques. C’est ce qu’on appelle le droit d’asile. C’est un devoir moral, politique et je ne cèderai rien. Nous respecterons celui-ci ; nous continuerons à accueillir ces femmes et ces hommes parce que la France est leur patrie mais pour autant, nous ne pouvons accueillir tout le monde et nous ne pouvons le faire sans qu’il y ait des règles.
Il est aussi indispensable que nous puissions contrôler l’identité de chacune et chacun et lorsque quelqu’un qui arrive sur notre territoire ne relève pas du droit d’asile et n’a aucune chance d’obtenir la nationalité française, nous ne pouvons accepter qu’il reste des mois, des années dans une situation d’irrégularité qui n’est bonne ni pour lui ni pour le pays. Il faut donc là aussi des règles simples et des règles respectées et donc de la rigueur. Je m’attacherai à ce que notre pays se tienne à cette ligne d’humanité et d’efficacité.
(…)
Alors, Mes Chers Compatriotes, ce soir je m’adresse à vous avant qu’une nouvelle année ne s’ouvre. Il y aura des difficultés, il y aura sans doute des choses que nous n’avons pas prévues, vous aurez peut-être dans vos vies personnelles des moments de doute, des drames, mais n’oubliez jamais que nous sommes la Nation française.
Et ce soir, je veux vous dire que c’est avec cet esprit de conquête que nous avons en partage, avec cette détermination entière, cette ambition sincère pour notre pays et pour chacun d’entre vous, avec cette volonté de faire vivre notre Renaissance française que je vous présente tous mes vœux pour l’année 2018.

Vive la République et vive la France !."

Dernière modification : 03/01/2018

Haut de page